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LE MARCHÉ DU BATIMENT

LE MARCHÉ DU BATIMENT

1. HISTORIQUE

L’EVOLUTION DU MARCHE DU BATIMENT DE 2000 à AUJOURD’HUI

L’évolution des marchés de la Construction dépend de plusieurs facteurs :
- La conjoncture
- Le comportement des acteurs économiques privés et publics,
- Le prix des matériaux,
- Le pouvoir d’achat des ménages,
- L’évolution démographique (double lieux d’habitation des retraités, familles monoparentales, rapprochement du lieu de travail…)
- De la taille des entreprises : les petites entreprises se dirigent sur les petits chantiers et les grandes entreprises sur les chantiers plus importants.

Rétrospective du marché depuis 2000 :

  • Le secteur est en croissance depuis 2000, pour une durée de 8 ans ; le Bâtiment aura créé plus de 150 000 emplois salariés, qui représente une croissance de 9,7% de la production.
  • La crise économique et financière en 2008 affecte le secteur et engendre un ralentissement de sa croissance. La baisse de l’activité se fera sentir en début 2009.
  • Fin 2009 : une baisse d’environ 7 % est enregistrée, de ce fait l’emploi est fortement touché.
  • 2010 : avec une baisse de l’emploi de plus de 1%.
  • C’est seulement en 2011 que des signes de reprise sont en perspective, environ 1% de progression grâce aux mesures des collectivités locales pour soutenir l’investissement des particuliers sur le logement neuf.

Les stratégies à mettre en œuvre :
Les entreprises doivent mettre en place des stratégies pour continuer sur cette lancée.
Notamment en développant :
- les compétences de leur personnel
- le secteur de la rénovation
- se diversifier en terme de lots gros œuvre, technique (électricité, chauffage) et finition (peinture, menuiserie)
- respecter la qualité, les normes
- la sécurité sur les chantiers

Et surtout suivre les nouvelles technologies et les nouveaux matériaux (robotisation, nouvelles énergies, internet…) dans un souci de respect de l’environnement afin de véhiculer une image « de développement durable ».
Chiffres clés

  • En France, le BTP c’est près de 400 000 entreprises soit 1 établissement sur 9
  • 170 milliard d’euros de CA en 2007
  • le BTP emploie presque 1 salarié sur 12, soit 1 900 000 actifs au 31 décembre 2007
  • 98 % des entreprises du bâtiment sont des artisans
  • création nette de plus de 340 000 postes salariés permanents de 1998 à 2007 inclus
  • 1 479 000 salariés permanents

2. COMMENT SE PORTE LE MARCHE DU BATIMENT ?

LE MARCHE DU BATIMENT

Le bâtiment est un secteur important en termes économiques pour la plupart des pays, il regroupe toutes les activités de conception et de construction.
Le secteur du bâtiment est le plus gros consommateur d’énergie en France parmi l’ensemble des secteurs économiques. Il consomme actuellement environ 68 millions de tonnes d’équivalent du pétrole, soit 42,5% de l’énergie finale totale.

En France, grâce à plusieurs mécanismes incitatifs, le nombre de constructions neuves est plus important qu’en 2010, soit une progression de 20 % au cours des 11 derniers mois,
364 000 nouveaux logements ont été lancés.

Les bonnes statistiques s’expliquent notamment par :

  • Le succès de l’investissement locatif. La loi Scellier représente les 2/3 des logements vendus. Les contribuables investissant dans des logements neufs destinés à la location pour une durée minimale de 9 ans bénéficient d’une réduction d’impôt pouvant aller jusqu’à 32 %.
  • Des taux d’intérêts des crédits immobiliers qui demeurent historiquement bas.
  • Les aides de l’état constituent un moteur important de soutien à l’activité.

Mais, rigueur budgétaire oblige, en 2012 on assistera à une forte réduction des aides fiscales (taux de réduction d’impôt moins intéressant, moins de crédits immobiliers accordés…)

Néanmoins, l’objectif du Grenelle Environnement (RT 2012) offre des avantages économiques, écologiques et fiscaux.
Il a pour but de généraliser les bâtiments basse consommation (BBC). Certes, le coût de la construction est plus élevé, cependant cela permet de faire une économie d’énergie considérable sur le temps, ainsi que de limiter l’émission de CO2.

La RT 2012 deviendra la référence pour toutes les constructions neuves dans le secteur résidentiel. Celle-ci reprend le niveau de performance énergétique requis pour avoir le label BBC (Bâtiment Basse Consommation). Ils devront alors présenter une consommation en énergie primaire de 50Kwh/m2/an en moyenne pour les principaux usages, à savoir : le chauffage, la ventilation, l’éclairage, la climatisation et l’eau chaude sanitaire.

En conclusion :

Après avoir réalisé des records d’activités au début des années 2000, le BTP (bâtiment, travaux publics) voit sa croissance se stabiliser depuis deux ans. Dans le bâtiment, les mises en chantier sont moins nombreuses et les artisans du secteur sont les premiers touchés. Les travaux publics doivent également faire face à une baisse d’activité. Les carnets de commande peinent à se remplir, mais les professionnels restent confiants. À moyen terme, les perspectives d’activités seraient en effet favorables : d’ici à 2020, une soixantaine de grands projets routiers, ferroviaires et fluviaux devraient voir le jour en France. Malgré ce constat général plutôt mitigé et une baisse des effectifs de l’ordre de 3 %, le secteur continue de recruter, pour faire face à un fort turn-over et à des départs massifs en retraite.

3. PREFABAT ET LE MARCHE DU BATIMENT

PREFABAT et le Marché de la rénovation thermique des bâtiments à l’horizon 2012

L’objectif retenu lors du Grenelle de l’environnement est d’abaisser de 12% d’ici à 2012 et de 38% à l’horizon 2020 les émissions de gaz carbonique du parc de bâtiments. Cela se traduira selon les pouvoirs publics par la rénovation de 400 000 logements par an en rythme de croisière, aidée par des mesures d’accompagnement de l’État (crédit d’impôt, TVA réduite, éco prêt à taux zéro), et par le lancement de grands chantiers dans le non résidentiel public et privé.

De nature plutôt concurrentielle, le secteur des entreprises de rénovation est dominé par des entreprises artisanales. Le corps de métier de PREFABAT (l’électricité) fait partie des entreprises de rénovation et d’isolation. La montée en puissance des chantiers de rénovation thermique va nous conduire à restructurer notre offre.

PREFABAT et le Marché de la construction

La production de la construction serait en baisse de 0,3 % en 2012. La faute à la crise de la dette publique et à un PIB dont la progression ralentit. La reprise dans le secteur n’aurait lieu qu’en 2013, et uniquement pour le bâtiment, les travaux publics connaissant une situation de stagnation après plusieurs années de baisse.

Le début de l’année 2011 nous avait rendus optimistes, mais les événements de l’été nous ont forcés à revoir nos objectifs. Les études n’annoncent pas de reprise du secteur du BTP en 2012, contrairement à ce qui avait été annoncé lors de la réunion d’Helsinki, en juin.

PREFABAT et Le résidentiel en progression douce

En cette fin d’année 2011, l’Europe en a fini avec l’époque dorée des plans de soutien au logement pour rentrer dans une ère d’austérité. Résultat : la croissance du résidentiel à court terme est lente (+1,4 % en 2011, +1,3 % en 2012) avant de connaître une vraie embellie en 2013 (+2,4 %). Le segment de la rénovation continue à jouer son rôle de régulateur du marché (+1 % en 2012, +1,5 % en 2013), mais n’explose pas malgré des investissements plus importants dans l’amélioration de l’efficacité énergétique.
Dans une conjoncture incertaine, la croissance du neuf reste mesurée (+1,8 %, +3,7 %), ce qui nous amène à être prudents dans nos objectifs de croissance.