FR | EN

LES TROUBLES MUSCULO-SQUELETTIQUES

LUTTE CONTRE LES TMS (TROUBLES MUSCULO-SQUELETTIQUES)

Les TMS représentent un grave problème de santé au travail. Ce sont les maladies professionnelles les plus fréquentes et aussi à l’origine d’un important absentéisme. Elles représentent une perte d’efficacité pour l’entreprise (remplacement, perte de qualité et de productivité, perturbations dans l’organisation du travail) et des difficultés de reclassement des salariés atteints.
Chez Préfabat, le risque des troubles musculo-squelettiques est lié à la répétitivité des opérations et particulièrement du câblage. La priorité pour l’année 2010 a été de lutter contre les TMS, d’où une formation sur le long terme qui a été demandée à la Chambre de Commerce et d’Industrie.

UNE FORMATION A PREFABAT

Cette formation a été demandée afin de mieux répondre aux problèmes des maladies liées aux postes de travail.
C’est l’Institut de Formation des Entreprises Vosgiennes (IFEV) qui a donné cette formation, intitulée « les techniques gestuelles au poste de travail ».
Cette formation a été répartie sur 4 jours au cours de l’année 2010. Elle a eu lieu dans les locaux de Préfabat et les 15 opérateurs de l’atelier de câblage y ont participé.
Un kinésithérapeute préventeur formateur indépendant a présenté un compte-rendu de visite dans lequel il a retranscrit ses observations sur les éventuels problèmes pour chaque poste visité, ainsi qu’une proposition de solutions possibles.

REFONTE DE L’ATELIER

Suite à ces observations, une refonte de l’atelier sur 2011 a été engagée, décomposée en deux étapes.

1. Création de postes de câblage adaptés, de dénudage automatique et de poste d’animateur atelier
2. Création de portiques « chantier », de ligaturage automatique, de marquage automatique et d’un poste d’assemblage

1. Phase 1 – Début 2011 :

a. Poste de câblage

Le poste a été soumis à l’approbation du kinésithérapeute formateur qui a validé le projet.
La solution assis-debout est particulièrement bien adaptée au poste de câblage.

b. Le dénudage automatique

Un opérateur réalise environ 6000 opérations par semaine de dénudage. Ces opérations étaient faites grâce à des pinces à dénuder manuelles, ce qui engendrait beaucoup de problèmes de tendinites et d’arthroses. Nous avons procédé à une recherche et à différents tests sur des produits standards et nous avons retenu la solution présentée ci-dessous :

Ce produit permet de complètement éradiquer le problème des troubles musculo-squelettique tout en gardant une productivité équivalente.

c. Le poste d’animateur atelier :

Organigramme en 2010 :

Organigramme en 2011 :

Les pilotes d’équipe ont une activité de production sur machine, et restent les référents pour tous les problèmes techniques que les opérateurs peuvent rencontrer.

Les animateurs atelier ont 5 fonctions principales :

1. Alimentation des machines en matière première (gaines et fils)
2. Transfert des pieuvres assemblées vers la zone de câblage
3. Réception et expédition
4. Perçage des boites et préparation des travaux de production
5. Propreté de l’atelier et gestion des déchets

Leur rôle est prépondérant au rythme de la production.

L’objectif est d’améliorer les conditions et les risques liés au travail.

2. Phase 2 - 2ème trimestre 2011 :

a.Création de portique de bras et du cerclage
L’intérêt d’utiliser ce genre de produit est le gain de place de stockage de bras, la répartition des bras par chantier et l’utilisation d’une cercleuse de réduire considérablement le temps d’assemblage des bras.

b.Création d’un poste d’assemblage
Cette fonction va permettre de centraliser l’assemblage des bras sur les boites de centre et d’augmenter l’utilisation des machines. Nous n’utiliserons plus que 4 machines sur les 7 de disponibles actuellement. Les trois machines non utilisées seront gardées en « spare ». Le regroupement des machines évitera les pertes de temps de déplacement et de réapprovisionnement.

c.Le marquage automatique des gaines.
A ce jour, nous réalisons des étiquettes spécifiques résistant aux intempéries au niveau du bureau d’étude. Cette opération prend beaucoup de temps. Nous avons donc recherché des machines standards susceptibles de répondre à notre besoin et nous avons trouvé plusieurs spécialistes du marquage.
Ce procédé est toujours au stade des essais.

L’ensemble de ces modifications a considérablement amélioré les conditions de travail de chaque personne à l’atelier.

Reclassement des salariés atteints de TMS

Un reclassement de personnes atteintes d’arthrose est toujours possible.

Deux exemples en 2010 :

• Une opératrice, atteinte de douleurs aux poignets, a changé de fonction et a intégré le bureau d’étude.

• Une autre opératrice, également atteinte de douleurs aux poignets, est devenue animatrice d’atelier.